In Fine éditions d'art

BIOMORPHISME 1920-1950

En 1936, dans l’exposition Cubism and Abstract Art qu’il organise au Museum of Modern Art de New York, Alfred Barr distingue deux branches dans l’art de son temps, l’art abstrait géométrique d’une part, de l’autre l’art abstrait non-géométrique, qu’il qualifie aussi de biomorphique ; il caractérise ce dernier comme « procéd[ant] de l’intuition et de l’émotion plutôt que de l’intellect », « présent[ant] des formes organiques ou biomorphiques plutôt que géométriques » et comme étant « curviligne plutôt que rectiligne, décoratif plutôt que structurel et romantique plutôt que classique dans son exaltation du mystique, du spontané et de l’irrationnel ». Cette dernière énumération ouvre à l’abstraction, on le voit, une pluralité de dimensions, bien au-delà d’un questionnement qui ne serait que d’ordre formel.

Ainsi est-il possible de considérer et rapprocher, dans le même mouvement, des artistes aux parcours aussi di“érents que Jean Arp, Auguste Herbin, André Masson, Jean Hélion, Yves Tanguy, Étienne Beothy, Wolfgang Paalen, Léon Tutundjian, Georges Valmier ou encore Laszlo Moholy Nagy et par là, de dépasser les clivages très marqués de leur époque : et de suggérer avec ce livre une autre lecture possible de la modernité.

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